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  • Camille Guilmot

Biodiversité : La fôret Miyawaki

Mis à jour : il y a 4 jours

Le principe :

Le botaniste Japonais Akira MIYAWAKI, professeur en biologie végétale, a élaboré et mis en place la méthode de reforestation nommé :"Senzai Shizen Shokysei" ou en français "Végétation Potentielle Naturelle". Le principe, simple, est de sélectionner des plantes natives de la région dans laquelle sera implantée la mini-forêt. Les graines en gestation dans une pépinière sont, une fois arrivés à maturité c’est-à-dire au bout d'un an ou deux, replantés sur le terrain. Les sols de la future forêt sont fertilisés pendant la gestation des plantes (écorces, composte, ajout de lombric etc...).

Il s’agit ensuite de planter les différentes essences d’arbres (trois au mètre carré) afin que la biodiversité puisse s’y installer. Les essences, variés, vont de l’arbuste des bocages aux arbres de canopée pour une occupation optimale de l’espace vert, ceci afin de permettre un plus grand stockage de carbone.


Les avantages et bienfaits : La forêt « Miyawaki » a fait ses preuves dans le monde entier, et ce, quelles que soient les conditions de sol ou de climat. Aujourd'hui environ de 3000 forêts ont déjà été créées sur ce principe avec succès. - Elles sont jusqu’à trente fois plus denses qu’une plantation de foret classique et cent fois plus riches en biodiversité tout en recréant un écosystème stable et résistant. Cette technique permet une meilleure résistance aux conditions météorologiques extrêmes (tempêtes, sécheresses, inondations, feux, vents violents, maladies…). - Cette méthode permet un développement rapide de la flore grâce à l’interaction entre les plantes. Une croissance d’environ un mètre par an est attendue. Les trois premières années, elles peuvent nécessiter une intervention humaine avant de devenir totalement autosuffisante et de soutenir la biodiversité locale sans aucun produit chimique. - Grâce aux plantes, une réduction des bruits de la ville, mais aussi de la poussière est notable (jusqu’à trente fois supérieures à une forêt traditionnelle). Au premier abord cette méthode de plantation peut étonner par sa densité, mais c'est grâce à cette relation symbiotique que via leurs réseaux racinaires les arbres grandissent plus rapidement et deviennent plus résistants aux intempéries.

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