Le manque de foncier, aggravé par une fiscalité dissuasive
- François Le Tertre
- 1 sept.
- 1 min de lecture
Le manque de terrains constructibles est aujourd’hui l’un des principaux freins à la production de logements en France. Mais au-delà de la rareté physique du foncier, c’est la fiscalité sur les plus-values qui accentue le blocage.

Beaucoup de propriétaires fonciers, parfois détenteurs de parcelles depuis des décennies, renoncent à vendre. Pourquoi ? Parce que la fiscalité appliquée à la cession de terrains peut se révéler confiscatoire, avec des taux combinant impôt sur le revenu et prélèvements sociaux qui peuvent dépasser 30 %. Résultat : plutôt que de céder, certains préfèrent conserver leurs terrains, même inoccupés, bloquant ainsi le marché.
Ce mécanisme crée un paradoxe : dans un pays en pleine crise du logement, de nombreux terrains restent gelés, faute d’incitation fiscale à les libérer.
👉 Pour relancer la construction, il est urgent d’adapter la fiscalité : alléger la taxation sur les plus-values de cession de terrains constructibles, encourager la rotation du foncier, et récompenser les vendeurs qui participent à l’effort collectif de production de logements.




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